Excerpt for Mon Loup Alpha, Volume 1 by , available in its entirety at Smashwords

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MON LOUP ALPHA, VOLUME 1

by

Nathan J. Morissey

SMASHWORDS EDITION

* * * * *

PUBLISHED BY:

Nathan J. Morissey on Smashwords

Mon Loup Alpha, Volume 1

Copyright © 2014 by Nathan J. Morissey

Smashwords Edition License Notes

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Mon Loup Alpha, Volume 1

Nathan J Morissey


Droit d'auteur 2014 par Nathan J. Morissey


Tous les droits sont réservés. Aucune partie de ce livre sont reproduites, stockées ou transmises par tout moyen.


S'il vous plaît noter que cette histoire contient le contenu homoérotique et homosexuel explicite et ne convient pas pour les lecteurs sous les lecteurs 18. Adultes seulement. discrétion du lecteur est avisé.


Cette œuvre de fiction est le produit de l'imagination de l'auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux et des événements réels sont involontaires et pure coïncidence.


S'il vous plaît noter en outre que tous les personnages représentés sont l'âge adulte légal.


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***


Synopsis

Après avoir déménagé à Montréal, Julien, 25 ans, célibataire, peine à rencontrer des hommesjusqu'à l'apparition de Nemrod.


Sombre, troublant, fort, masculin, grand, écorché : Nemrod incarne toutes les qualités que Julien aime chez un homme. Il prend même Julien pour compagnon.


Mais le beau loup alpha est au cœur de dangereuses luttes de pouvoir au sein de sa meute et a un démon ancien à ses trousses. Les problèmes ne font ainsi que commencer…!


Julien pourra-t-il être heureux avec un métamorphe aussi excitant que dangereux, et rejeté depuis des années par les humains ? Ou sera-t-il contraint d'errer de nouveau telle une âme solitaire et en peine ?


***


Volume 1


Le désir. Une chose bien étrange. On désire ardemment quelquun, et on ne sera satisfait qu'en l'obtenant. Cette soif d'être avec quelqu'un fait partie de la nature humaine.

C'est bien sûr un paradoxe. D'un côté, on a vraiment envie d’être avec un ou une autre. Cet élan, inné en nous, nous pousse à nous abandonner totalement à quelquun sans quon ne puisse rien y faire. Mais d'un autre côté, à trop rester avec une personne, on peut finir par étouffer et par chercher à la fuir à tout prix.

Un veinard comme moi n'a pas ce genre de problème. Ce qui me frustre bien plus, cest mon incapacité à trouver un partenaire, simplement.

Trop de fois j'ai reçu le SMS qui ruine tout espoir après un premier rencard.

Ça finit toujours comme ça : « Salut Julien, c'était sympa de se rencontrer, mais ça collera pas entre nous. Restons amis. À plus. »

Et ça, cest dans le meilleur des cas. En général, j'envoie des textos aux mecs avec qui jai passé un super rencard, mais ceux-ci ne prennent même pas la peine de me répondre.

Tant defforts et… rien ! C’est complètement con, non ?

Suis-je moche, stupide, attardé ou est-ce que je pue au point que les hommes ne veulent pas de moi ?

Qu'est-ce qui cloche chez moi ? Je suis pourtant quelquun de sympa. Il y a peut-être un truc en moi qui me rend profondément indésirable…?

Je me suis toujours montré généreux, gentil, attentionné et prévenant. Je suis même bénévole dans une maison de repos une fois par semaine, car j'aime voir les sourires fleurir sur les visages des personnes âgées.

Et je sais que je ne suis pas laid. Un visage symétrique comme le mien est en général considéré comme beau. Mon nez haut trahit mes lointaines origines européennes. Mes pommettes saillantes sont mes meilleurs atouts d’après moi. Mes oreilles sont peut-être grandes voire un peu décollées, mais j'estime qu'elles me donnent du caractère.

À part ça, j'ai les cheveux bruns et courts, coupés en brosse, les yeux d'un vert intense qui ont reçu bon nombre de compliments, et un corps agile, bien musclé, que beaucoup m'envient.

Je nage, je fais de la musculation et je cours trois fois par semaine. Je suis en excellente forme.

Ça ne peut pas être mon poids ou ma taille non plus. Je mesure un mètre quatre-vingt et pèse soixante-dix-sept kilos : une taille et un poids respectables pour un jeune citadin de vingt-cinq ans.

Je suis plutôt élégant. Je suis peut-être gay mais j'ai l'air si masculin et hétéro que les gens que je croise ne devinent jamais mon orientation sexuelle, sauf si je décide de leur dire.

Donc si ce n'est ni ma personnalité, ni mon apparence, ni mon comportement qui est en cause, alors cest quoi le problème, merde ! Ah ! Ça m'énerve tellement de ne pas pouvoir rencontrer un mec mignon et intéressé par moi.

Ça fait quoi de n'avoir aucun de ses désirs sexuels assouvis ? C'est douloureux. C'est déprimant. Ça donne envie de se tuer.

Et c'est exactement ce que je compte faire en cette froide nuit dhiver à Montréal.


Je me tiens debout sur le toit de limmeuble bas dans lequel j'habite, situé sur l'avenue Papineau. Je veux en finir. Je m'imagine plonger la tête la première sur la chaussée froide et impitoyable, parcourue par le flot incessant des voitures anonymes et indifférentes, aux conducteurs encore plus froids que tout le reste. Je me demande ce que je ressentirais, le corps répandu sur le bitume, démembré et malmené par ces voitures insensibles

Je me dis que jaurais mal. L’idée de cette souffrance est la seule chose qui me fait hésiter et m'empêche daller jusquau bout là, tout de suite.

Quant à la raison pour laquelle je songe sérieusement à me tuer, eh bien... Pour ce qui me semble être la dix millionième fois, j'ai eu un rencard avec un type, pour me prendre un râteau juste après. Toujours la même rengaine.

Dit comme ça, je sais que ça fait très mélodramatique. Peut-être que j'exagère un peu, mais je me suis trop pris de vestes de ce genre


Je suis originaire dOrlando, en Floride, et jai emménagé récemment à Montréal. J'avais besoin de changer dair, de casser ma routine dinfirmier miséreux. Jai donc fait la démarche de déménager au Canada pour repartir à zéro.

Cela faisait une semaine que j'étais à Montréal et comme je me sentais seul, je suis allé sur un de ces sites de rencontre gays. Jai trouvé ce type mignon, nommé Tyler, étudiant en littérature anglaise à l'Université Concordia. On a discuté, le courant passait bien entre nous et on commençait à bien s'apprécier. Je lui ai alors demandé de jouer les guides pour moi à Montréal, une ville bien plus grande quil ny paraît, et il a accepté.

Nous nous sommes retrouvés dans le quartier de Rosemont-La Petite Patrie. On na pas arrêté de discuter et de rire. Il faisait très froid et à un moment, je lui ai même pris le bras, mais il na pas réagi. À cet instant, jai su qu'il ne le sentait pas vraimentque je ne l'intéressais pas vraiment.

On s’était donné rendez-vous à une heure de l'après-midi, et il avait prévu de rester jusqu'à cinq heures. Mais à deux heures, il a inventé une excuse, comme quoi il devait aller bosser à un restaurant thaï et récupérer de nouveaux uniformes parce qu'il devait couvrir un de ses collègues tombé malade.

On a marché jusqu'à la station de métro Sherbrooke et on sest salué avec maladresse. Je lui ai fait la bise sur la joue, mais il ne me la pas rendue.

Quelques minutes plus tard après lavoir quitté dans la station de métro, je lui ai envoyé un texto : « Hé Tyler, c'était super de te voir. Merci pour cette visite, t'as été un guide génial. J'aimerais te revoir. »

Mais il ne ma rien répondu. Peut-être qu'il était encore dans les souterrains du métro et qu'il ne captait pas, me suis-je dit. J'essayais bien sûr de lui trouver des excuses.

Et ainsi, quelques heures plus tard, à cinq heures, je lui ai envoyé un autre message : « Bosse pas trop dur ! lol »

Toujours rien.

Peut-être qu'il était occupé par son boulot, me répétais-je à moi-même.

Quatre heures plus tard, à neuf heures du soir, je me suis dit que j'allais essayer une dernière fois. Je sais que c'était stupide et idiot et désespéré de ma part de lui envoyer un texto alors quil n'avait même pas répondu aux deux SMS précédents, mais la solitude et le désespoir vous font faire des trucs de ce genre.

« Salut Tyler, ai-je écrit. J'ai l'impression que t'étais pas trop dedans aujourd'hui. C'est dommage car une heure suffit pas pour juger quelqu'un. Je veux dire, on s'est même pas encore vus à poil encore. Qu'est-ce que tu dis de ç: tu viens chez moi, on se met à poil et si tu ressens toujours rien, tu pourras partir, sans avoir à te justifier. Je serai pas vexé. Je sais, je suis coquin, hein ? : P »

Je voulais finir sur une note plus légère et piquante. Je ne voulais pas que ça sente le désespoir à des kilomètres, même si c'était le cas.

Et trois heures plus tard, encore rien.

C'est drôle de voir à quel point les choses peuvent évoluer vite. Avant de se voir, on avait passé cinq jours à s'envoyer des messages, remplis de baisers, d'étreintes, d'affection et de flirt.

Je lui avais envoyé quelques nuits plus tôt : « Il fait froid cette nuit. J'espère que t'es au chaud. »

Et Tyler avait répondu : « Je le serai dans tes bras. »

« Tu aimes les câlins ? » avais-je demandé.

« J'adore ça, » avait-il répondu.

Alors comment peut-il avoir envie de mes bras un jour et ignorer mes textos ensuite ? Ça n’a aucun sens, bordel !

Mais d'un autre côté, j'ai deviné dès la seconde où on s'était retrouvés, au métro Place d'Armes, que je ne l'intéressais pas. Je lai su tout de suite. Tout le monde a ce genre dintuition.

Tyler est assez mignon : un petit gay aux manières féminines, mi-québécois mi-iranien. Et je sais que je suis beau gosse aussi.

Peut-être quil a aimé mes photos sur le net, mais quen personne, je navais pas la même tête ? Enfin comment peut-on tomber amoureux dune personne en photo puis ne plus laimer en la voyant en vrai ?

Tout ça n'est pas non plus une grande surprise, pour être honnête. Ce genre d'emmerdes m'arrive tout le temps. Mais hélas, japprends rarement de mes erreurs.

C’est quand même absurde. Si c'était le coup de la photo, il aurait dû savoir que les personnes ne ressemblent jamais exactement à leurs photos dans la réalité, surtout pas quand il fait froid. Mes photos en ligne me montrent sous un jour musclé, avec un débardeur qui moule mon torse et mes biceps bien dessinés. Beau gosse en somme. Mais en personne, il me faut porter ce putain de manteau d'hiver moche à cause du froid démentiel de la région. Et ce nest même pas encore l'hiver. On est à peine fin novembre. Temps montréalais de merde !

Lors de nos échanges de textos, j'avais vite compris qu’on était tous les deux des mecs francs naimant pas y aller par quatre chemins. Lui et moi, on pensait toujours ce quon disait dans nos échanges. Mais s'il est si franc, alors pourquoi il ne ma pas envoyé un SMS pour me dire qu'il n’était pas intéressé ?

Ou peut-être devrais-je être reconnaissant qu'il ne l'ait pas fait. Le silence, cest mieux qu'un râteau, pas vrai ?

Qu'est-ce qui fait le plus mal ? Un silence ou un râteau ?

L'un et l'autre font aussi mal, faut croire.

Mais à présent, comment gérer ce silence de pierre ? Pour être honnête, je craignais que ça arrive. J'ai toujours bien joué le coup avec les mecs sur Internet et par texto, mais quand il s'agit de les voir en vrai, je ne fais jamais bonne impression. Je suis toujours stressé lors des rencontres. Je me mets la pression pour jouer le type intelligent, passé maître dans l'art de la conversation. Je me mets la pression pour qu'il n'y ait pas un seul blanc dans la conversation, parce que ça voudrait dire qu'on na plus rien à se raconter et que je ne peux plus l'impressionner ou le séduire. Je me mets la pression pour être quelqu'un d'autre et non moi-même, ou plutôt une version améliorée et perfectionnée de moi-même, ce qui est carrément irréaliste et impossible à tenir sur la durée.

Mon esprit s’éclaircissant à la lumière de ces réflexions, j'essaie ainsi de revivre la journée passée avec Tyler. J'aurais peut-être dû être plus charmant, plus drôle, plus intelligent, plus attentionné, plus affectueux.

Ou peut-être que le problème ne vient pas de moi mais de lui. Peut-être que cest un sale con qui ne mérite pas que je lui consacre du temps, de l'affection et de l'attention.


Je regarde fixement les lumières scintillantes de la ville.

J’assiste à l'une des premières neiges de la saison. Les flocons froids glissent le long de mon visage rougi.

Alors que le vent glacé et furieux cingle mes joues, je sens une douleur monter en moi. Ma souffrance devient physique. Elle vient de ma solitude dans cette ville, où la langue officielle est le français, que je ne parle pas bien. Je n'ai suivi que deux semestres de cours intermédiaires en français à la fac.

Comment combler ce vide douloureux qui grandit en moi ? Dois-je aller dans le Quartier Latin de Montréal, dans le Village, le long de la rue de Sainte-Catherine et danser, faire la fête dans des boîtes de nuit et des clubs de strip-tease gays ?

C’est ce que jai fait lors de ma première nuit ici. J'ai pris le métro, puis je suis descendu à la station Beaudry. Je suis ensuite passé devant l'Apollon, le club Unity et le Sky Complex. Je n'ai pas voulu y entrer car je n'avais pas envie de faire la fête à ce moment-là. Je voulais simplement de laffection, et un petit ami pouvant m'offrir cette affection. Rencontrer un homme décent dans une boîte gay me paraissait impossible.

J'ai quand même erré au Campus, un club de strip-tease gay. Un danseur gros et laid, ayant mauvaise haleine, s'est alors frotté contre mon bras et m'a déclaré qu'une lap dance durerait le temps d'une chanson (3 minutes) et coûterait 20 dollars. J'ai poliment refusé et je suis reparti.

Et pour couronner le tout, les seuls hommes qui mont dragué sur le site sont ceux qui m'attirent le moins : des vieux, gros, à la peau pendante. Ils m'envoient toujours des messages du style : « Vous êtes beau ». Naturellement, je ne leur réponds jamais, car je ne veux pas leur donner de faux espoirs. Ô, destin cruel ! La vie est parfois si injuste ! Il ne m'arrive toujours que des emmerdes.

Vous pouvez ainsi imaginer mon immense désarroi, debout sur ce toit, glacé jusqu'aux os.

Mes pensées vagabondent jusqu’à Jean-Pierre, un gentil Québécois que j'ai laissé me sucer lors dune de mes premières nuits en ville. Mais je n'ai pas pu me faire à la différence d'âge entre nous. Il a cinquante-deux ans. Il est assez vieux pour être mon père. En ligne, il avait dit qu'il avait quarante-cinq ans, mais il ma avoué la vérité au dîner, pendant quon cuisinait des pâtes. Il a prétexté que les gens ignoreraient son profil s'ils savaient son âge véritable ; il avait donc mis quarante-cinq ans car il pouvait passer pour cet âge-là. Je ne pouvais pas lui en vouloir davoir fait ça. À sa place, j'aurais probablement fait pareil.

Je l'avais rencontré en ligne avant même de partir d'Orlando. J'avais voulu que quelqu'un maccueille dans cette ville et il était là, sur le net, tout gentil et sympa.

Lors de cette nuit à Montréal, il m'a ramené à son appartement, m'a enlacé puissamment contre lui et rapidement, nous avons roulé sur son lit. On sest déshabillés en deux temps trois mouvements. Lors de nos ébats, nos membres, nos corps nus se sont entremêlés comme des lianes.

Mais alors qu'il m'embrassait, caressait ma nuque et me disait à quel point elle était douce, j'ai réalisé quil ne mattirait pas. Il était bien conservé pour un homme de cinquante-deux ans. Il était même allé à la salle de gym avant notre rencontre. Il disait aimer courir sur le tapis roulant, et vu son corps svelte, ça se sentait.

Et même si ses lèvres étaient souples et moites, j'ai fini par ne plus être excité du tout. Pas parce que mon corps n'était pas du tout réceptif au sien ma queue a durci comme jamais quand il a commencé à la déguster. Mais le cœur et lesprit n'y étaient pas. Évidemment, on ne peut pas faire limpasse sur ces deux ingrédients dans une relation. Ton cœur et ton esprit doivent être sur la même longueur donde que ceux de ton partenaire, sinon ta relation est vouée à l'échec. Cest juste la base, non ?

Jean-Pierre devait repartir à Toronto pour un voyage d'affaires le lendemain, aussi on avait prévu de se coucher tôt. Même si on a roulé sur son lit, on nest pas allés plus loin que du sexe oral. Juste une pipe. Il m'a sucé. Je ne l'ai pas sucé en retour. Ni l'un ni l'autre n'a joui.

Il m'a raccompagné jusqu'à la station de métro, m'a enlacé et ça a été à peu près tout.

Après ça, je ne m'étais pas vraiment décidé à son sujet. D'un côté, il avait son propre appartement, ce qui n’était pas rien à mes yeux. Je venais juste d'arriver à Montréal et j'avais un budget serré. D'un autre côté, je ne ressentais rien pour lui. C'est sûr, j'avais apprécié sa compagnie. Il m'avait même fait à dîner (pâtes au poulet, avec une sauce aux oignons et aux champignons) après notre longue heure de sexe, mais il n'y avait pas eu de réelle attirance. Et puis, il était du genre mince, les cheveux bruns coupés courts, et il était plutôt petit ; il n'était pas grand et fort, bien bâti comme j'aime les hommes en général.

Mais quand même, il avait été ma seule conquête jusque-là et je voulais rester poli, le remercier pour le bon temps et les pâtes du dîner. Je lui avais donc envoyé un SMS en rentrant chez moi.

« Merci pour le dîner. On a qu'à discuter quand tu rentreras de ton voyage. »

Mais il ne ma jamais répondu.

Ouais, je sais. Attendu, n'est-ce pas ?

Il était beaucoup plus enthousiaste quand il suçait ma queue.

Je sais qu'il s'agit seulement de deux rencontres à Montréal, mais croyez-moi, cela m'arrivait tout le temps déjà quand j'étais à Orlando. J'en ai juste ma claque de tout ça.

Un bruissement derrière moi interrompt soudain le fil de mes pensées.

Prêt à fuir ou à en découdre, je demande : « Qui est là ? »

Je me retourneet j'en ai presque le souffle coupé.

Debout derrière moi se tient l'homme le plus magnifique que mes yeux ont jamais eu le privilège et le plaisir de voir.

Et le meilleur, dans tout ça, est qu'il est torse nu.

Les rayons de lune brillent sur son torse parfaitement ciselé. Ses muscles sont terriblement beaux. Je pourrais passer une éternité à décrire la perfection de sa musculature et de son physique, mais je dirais juste que ses énormes pectoraux me donnent envie de m'approcher pour les toucher, pour être sûr qu'ils sont bien réels ; ses abdos sont de divines et immenses plaquettes de chocolat ; son large torse et ses épaules lui donnent lair d'un soldat ou d'un guerrier.

Je détourne rapidement mon regard de son torse velu et examine son visage. Avec ses pommettes hautes, son nez aquilin et ses yeux brun foncé, il a l'air d'un mannequin d'Abercrombie et Fitch. Son menton et le pourtour de sa bouche sont mal rasés. C'est sexy à mort. J'ai toujours aimé les hommes un peu négligés. Selon moi, ça renforce leur masculinité.

Mes yeux errent le long de ses jambes. Il porte un jean, mais je peux voir les poils de ses cuisses et de ses mollets dépasser des déchirures du pantalon. Ses membres sont si musclés qu'ils sont bien moulés et visibles à travers le tissu.

Alors que je le détaille des pieds à la tête, je suis immédiatement empli de désir pour lui. Je veux le baiser et qu'il me baise. Je suis un vrai chaud lapin, pas vrai ? Je ne peux pas m'en empêcher. Je suis gay. Mais je crois quil ferait aussi un bon petit ami. Le genre dont je pourrais vraiment tomber amoureux, le type qui me cajolerait et me réconforterait tout en m'offrant un réel sentiment de sécurité.

Ses cheveux bruns foncés – d'un noir presque sensuel retombent en cascade sur son visage. Ils sont en bataille, comme s'il venait juste de se lever. Ça le rend terriblement séduisant. Je me retiens de le recoiffer du bout des doigts.

Il fait un pas en avant en grognant légèrement.

Une substance verte dégouline de son torse, et tombe sur la surface du toit.

À cet instant, je réalise que j'ai omis un détail très important.

J'ai été trop hypnotisé par son physique impressionnant pour m'apercevoir qu'il saigne au niveau de ses flancs.

La substance verte se répand désormais sur le sol. Surpris, je demande : « C'est quoi ça ?

Du sang », répond-il.

Sa voix est profonde et riche ; elle ressemble plus à un grognement d'animal qu'à une voix d'homme.

Mais elle est si sexy ; elle me donne envie de coller mon oreille contre sa bouche et de l'écouter me chuchoter des mots doux toute la nuit.

Balayant ces pensées amoureuses de mon esprit, j'essaie de me concentrer sur la situation présente.

Je commence à dire : « Du sang ? Qu'est-ce que tu... »

À cet instant précis, il vacille et tombe tête la première sur le sol.


***


Heureusement pour lui, je le rattrape juste à temps.

Il retombe sur moi, confus et troublé.

Ses mains frôlent les miennes tandis que sa tête s’appuie contre mon torse.

Je le prends dans mes bras. Le poids de son corps pressé contre le mien m'excite. Je nous imagine brusquement en train de faire lamour… Son mètre quatre-vingt-dix et ses quatre-vingt-dix kilos de muscles (à vue de nez) me dominant et se plaquant contre moi

Mais je ne peux que rêver. Un homme aussi masculin et aussi beau gosse que lui ne peut pas être gay, pas vrai ? Même si, encore une fois, il y a aussi beaucoup d'hommes gays et virils, cest vrai.

Mon visage à quelques centimètres du sien, je chuchote : « Hé, ça va ? »

Aucune réponse.

Je n'entends rien d'autre que le bruit de sa respiration lourde et, bien sûr, le silence du froid impitoyable de Montréal.

Il est si mignon les yeux fermés que je nai quune envie : me pencher sur lui et l'embrasser. Ses lèvres ont l'air si humides, si tentatrices...

« Stop ! » me dis-je. La vie d'un homme est en danger là. Il a besoin de toute mon attention. Est-ce que je pourrais arrêter de penser à ma queue deux minutes ?

M’arrachant à mes fantasmes et revenant à la réalité, je comprends que cest à moi d'agir. En tant que professionnel médical, c’est à moi, et cest même mon devoir de m'assurer quil va aller bien.

Dans la nuit hivernale, une bourrasque glaciale m'écorche le visage. Je rentre précipitamment dans limmeuble, chez moi, puis dépose l'homme sur mon lit, priant pour qu'il ne soit pas trop mal en point.

Puis, dérouté, je me tiens bêtement là et me perds dans mes pensées.

Une première idée me vient : quelle chance ! Je cherchais désespérément un homme, et en voilà un qui tombe du ciel. Comme si Dieu lui-même avait répondu à mes prières pour la première fois.

Une deuxième idée me vient ensuite : quelle est donc cette substance verte qui suinte de ses flancs ?

Il a dit que c’était du sang, mais quel genre d'homme saigne vert ?!

Il ne me dit pas tout, cest certain.

Mais peu importe, je sais quoi faire. Mes années en école dinfirmière n’ont pas été inutiles : il me faut nettoyer la plaie avec un désinfectant, puis la recoudre si elle est trop profonde.

Je récupère des compresses et des gazes stériles de mon kit de soins et reviens dans ma chambre.

Là, le beau gosse mystérieux gît étendu, ses jambes dépassant du matelas, ses bras aux muscles saillants et bronzés reposant sur mes draps.

« Oh mon dieu ! » me dis-je. Je suffoque presque. La vision de cet homme sexy me fait oublier toute ma formation médicale.

Je le regarde fixement pendant une bonne minute.

Le désir en moi ne connaît aucune limite.

Je le veux si ardemment que mes jambes se dérobent sous moi.

J'en salive presque. Je ne savais pas quil y avait ça en moi

La vision de cet étalon me transforme en un imbécile baveux et débile.

« Stop ! » me dis-je encore. Je pourrais le mater autant que je voudrais une fois que jaurais soigné ses blessures. La vie d'un homme est en danger là. Il pourrait se vider de son sang.

Aussi je me force à sortir de ma transe, et magenouille près de lui.

Essayant de ne pas scruter son torse musclé et son visage bien dessiné, j'essuie la substance verte (que je ne peux toujours pas me résoudre à appeler sang) avec les compresses stérilisées.

Fort heureusement, les blessures sur les flancs de sa cage thoracique ne sont pas très profondes et nont pas besoin de points. Je me contente donc de les panser avec de larges bandages.

Ceci fait, je prends le temps de l'examiner.

Sous un éclairage plus lumineux, je remarque dautres détails que je n'avais pas vus.

D'une part, d’après ses blessures, il a l'air de s'être battu.

C'est excitant de se dire qu'il vient de se bagarrer. Seuls les vrais hommes se battent.

Enfin cest souvent comme ça. Les plus masculins luttent pour se défendre eux-mêmes, leurs familles, leur fierté ou leur territoire.

Cet élément me conforte dans l'idée qu'il respire la masculinité.

Mais à y regarder de plus près, les lacérations ont l'air d'être le fait d'un animal sauvage, comme un chien ou un loup.

A-t-il été attaqué par des animaux ? Dieu seul sait.

Et il y a autre chose que je n'avais pas vu dans la pénombre nocturne.

Sur la partie inférieure droite de ses abdominaux, il a un tatouage en forme de phénix vert, renaissant de ses cendres.

En fait, il a même deux tatouages en tout.

L'autre, sur son avant-bras, comporte un loup et un jaguar debout sur leurs pattes, en plein combat.

Quelle est la signification de ces tatouages ? Sont-ils le signe distinctif d'une sorte de gang ? Et comment cet homme a-t-il atterri sur mon toit ?

De nombreuses questions sans réponsesmais une chose est sûre : ces tatouages ravivent mon désir, presque animal, pour cet inconnu mystérieux. Jai toujours considéré que les tatouages étaient incroyablement sexy sur un homme.

Je m'assois au pied du lit, songeur. Ce faisant, je parcours de nouveau son corps des yeux, comme pour me récompenser de mes efforts.

Ses muscles sont un véritable don du ciel…! Je n’ai jamais vu un homme aussi bien taillé aux bons endroits. Son torse sculptural et magnifique me donne envie d'y poser ma tête. Ses clavicules le rehaussent admirablement. Ses pectoraux saillants et moites me tentent affreusement. Je veux m'approcher pour les toucher.

La sueur de son front s’écoule jusqu'au mince interstice entre ses deux pectoraux.

Son large torse se soulève doucement.

Il est si sexy, allongé là à se reposer.

Lentement, avant même de réaliser ce que je suis en train de faire, mes mains s'avancent vers ses pectoraux massifs.

« Julien ! » me dis-je. « Tomberas-tu aussi bas ? » Le type n'est même pas conscient. Cela reviendrait à le violer dans son sommeil.

« Non. On se replie ! »

Faisant appel à ma bonne volonté, je retire lentement mes mains.

Le beau mâle commence alors à marmonner quelque chose. Ne pouvant entendre ce qu'il dit, je me penche vers lui.

« Qu'y a-t-il ?

Paimon, murmure-t-il doucement d'une voix profonde. Paimon, non ! Ne t'approche pas !

Qui est Paimon ? »

Il ne me répond pas et je comprends ainsi qu'il est en train de parler dans son sommeil.

Je ne sais presque rien sur cet homme, mais il y a deux choses dont je suis sûr à présent : il sest retrouvé dans une sorte de combat, et il a été poursuivi par un dénommé Paimon.

Je me sens empli dune compassion infinie pour lui. Il était probablement en danger, mais il sest échappé.

En tant qu'infirmier, je viens naturellement en aide aux gens. Je souffre toujours de voir quelqu'un blessé et potentiellement menacé.

Cet homme est une énigme, cest certain. Je brûle d'envie d'en savoir plus sur lui.

Comme je me suis penché plus près de lui pour lentendre parler, je suis désormais à quelques centimètres de son visage.

La chaleur de son corps m'envahit d'un pur désir charnel. Je désire tant faire l'amour à ce corps d'homme.

Et son parfum. Oh bon sang.

Il a une odeur salée de sueur masculine, musquée, presque entêtante et terriblement virile. Il y a également une autre fragrance qui sy mêle, une sorte d'eau de Cologne composée d’agrumes et d’épices.

Quelle qu'elle soit, cette odeur menvoûte et m’électrise.

Je ne peux pas me faire confiance en étant si près de lui, je le sais. Sa seule présence masculine réveille en moi une sorte de bas instinct. Je voudrais qu'il me pompe le dard sans relâche...

Mes yeux voyagent le long de son corps, jusqu'à son jean déchiré. Il est troué aux genoux sur ses deux jambes. Sa peau bronzée transparaît. Je peux même voir ses poils dorés.

« Putain ! » me dis-je.

Ma queue se dresse doucement.

Il me fait perdre le contrôle de moi-même... et il nest même pas conscient. Je me sens si faible intérieurement. Je n'ai jamais ressenti un feu aussi intense pour quelqu'un, mais en même temps, cest un plaisir de désirer un aussi bel homme que lui.

Alors que faire à présent ? L'emmener à l'hôpital où je travaille pour un examen et un traitement plus complet ? Ou le laisser sur mon lit jusqu'à son réveil ? Ça peut paraître égoïste, mais je ne veux pas partager cet homme précieux avec qui que ce soit d'autre. Je veux le garder pour moi.

Je fixe son visage.

Il a une cicatrice en forme de triangle sur sa joue gauche.

Qui qu'il puisse être, ce type a dû se retrouver dans de nombreux combats. Il m'apparaît soudain comme un mâle alpha féroce, probablement une sorte de chef. Ses cicatrices en témoignent.

Subitement, il ouvre les yeux.

Je me perds aussitôt dans la profondeur de ses yeux noisette.

Il s'assoit. « Où suis-je ?

Vous êtes en sécurité, je réponds. Vous vous êtes battu ?

Oui, je pense… marmonne-t-il.

Vous ne vous souvenez pas ?

— C'est flou, dit-il. J'ai été assommé par un truc ya pas longtemps.

Vous avez dit le nom Paimon dans votre sommeil. Vous lui avez dit de cesser de vous poursuivre. »

Il lève un sourcil : « Paimon ?

— Ouais, » dis-je.

Sa beauté est vraiment à couper le souffle.

Je pourrais admirer ses yeux pendant des heures. Quant aux cheveux sombres qui tombent négligemment sur ses cils, eh bien, mon côté attentionné voudrait y passer mes doigts et les recoiffer sur le côté pour lui.

Soudain, il tousse bruyamment, puis empoigne son torse nu massif.

« Eh merde, dit-il. Je crois que j'ai été empoisonné.

— Empoisonné ? je répète. Par qui ? »

Avant même de répondre, il pointe son entrejambe.

Mon visage vire au rouge en voyant une énorme bosse à cet endroit.

« Il faut que quelqu'un m'en débarrasse, dit-il.

Pardon ? » dis-je, éberlué par ce que je viens d'entendre.

Sans complexe et sans honte, comme si c'était la chose la plus naturelle au monde, il ouvre sa braguette et enlève son jean.

Puis il baisse son slip serré et blanc pour révéler une queue en pleine érection qui mesure au moins vingt centimètres de long sur trois centimètres de large, quadrillée de veines battantes.

« Je sens le poison qui court dans mes veines, » dit-il. « Le seul moyen de m'en débarrasser, c'est par là. » Il pointe son pénis érigé. « Tu pourrais m'aider ? S'il te plaît ? »

Oh. Mon. Dieu. Je ne suis pas en train de rêver ?

L'excitation parcourt mon échine.

« Euh… » dis-je, pas sûr de savoir quoi dire ou faire. « Tu veux que je te branle ? »

Le visage imperturbable, il ajoute : « Ce serait mieux si tu le suçais hors de moi. Ce sera plus rapide. »

Bouche bée, je le regarde fixement.

Est-ce qu'il se fiche de moi ?


***


Toujours en état de choc et d'excitation, je reste assis au pied de mon lit, confus. Ce type est-il réel ? Veut-il réellement que je suce sa queue qui a l'air si délicieuse ?

« Vite, crie-t-il. Je n'ai pas beaucoup de temps. Et tu me rendrais un énorme service. »

Je jette un coup d'œil à sa verge palpitante, et je suis si excité que la part animale de mon cerveau prend aussitôt le dessus.

Immédiatement, j'enveloppe sa queue de ma bouche affamée et la lèche avidement Je n'ai jamais goûté de queue aussi douce de toute ma vie et, croyez-moi, j'en ai sucé pas mal par le passé.

La chair vivante de sa queue me donne envie de l'avaler toute entière, mais cest bien sûr impossible, à moins de la mordre.

Depuis son entrejambe, je lobserve discrètement.

Il a les yeux fermés et a clairement l'air d'apprécier le plaisir et la stimulation physique que ma bouche lui donne.

Ma langue s'enroule autour de la hampe de son pénis. Puis je le suce si fort, si fort que le gland de sa queue délicieuse heurte le fond de ma gorge.

Il réagit en gémissant légèrement et en expirant, comme pour donner le signal de sa jouissance à venir.

Encouragé par sa réaction et galvanisé par le plaisir particulier que ma bouche lui offre, je le suce encore.

Alors que je suis en bas, j'inhale l'odeur primale de son sexe. Une odeur capiteuse et très sexy.

Du liquide séminal jaillit de sa queue et ruissèle dans ma gorge. Je goûte son sel alors qu'il passe par ma langue.

Il lâche un autre gémissement doux.

Son corps en sueur commence à trembler et à frissonner de manière incontrôlée.

Je sais qu'il est prêt à jouir.

En temps normal, j'aurais avalé son sperme, mais comme il a parlé de poison, je me retire rapidement.

Sa queue s'éjecte de ma bouche en un « pop » sonore.

Je peux clairement voir ma salive envelopper son membre.

Cette vue m'emplit d'un frisson quasi pervers.

Ma queue, enduite de liquide séminal et déjà très dure, est à présent douloureusement raide.

J'ai un besoin désespéré de jouir, mais j'ignore ce sentiment et me concentre sur l'homme magnifique qui me fait face.

Il expire bruyamment, puis son visage frémit.

« Oh bordel, » crie-t-il. « Je vais venir. »

Et il vient.

Il astique frénétiquement sa queue dressée et bientôt, toute une rivière de sperme explose de sa bite, éclaboussant mon torse.

Mais la couleur de son sperme est inattendue. Au lieu d'être translucide, il est violet.

À cause du poison, sûrement.

« Merci beaucoup, » dit-il, son torse musculeux et en sueur se soulevant de haut en bas. « Tu m'as sauvé la vie. »

Je me demande quel genre de récompense que je vais obtenir pour avoir sauvé la vie d'un étalon sexy tel que lui.

« Ça va mieux maintenant ? je demande. Avec ce truc violet, tout le poison a été évacué ?

— Ouais, dit-il, tout en commençant à nettoyer puis à renfiler son sous-vêtement et son pantalon.

Je suis Julien, dis-je.

Moi c'est Nemrod, répond-il. J'imagine que c'est pas le genre de rencard que t'as d'habitude ? »

Je réalise soudain quil a deviné que j’étais gay et que jallais accepter de laider. Je me demande comment il l’a su.

« Non, ça c'est sûr, je réplique. Alors qui t'a empoisonné ? »

Il plisse les yeux, l'air de fouiller dans les méandres de sa mémoire. « Je ne me souviens pas. »

Comment tu tes retrouvé sur le toit de mon appart’ ?

Tout ce dont je me souviens, c'est que quelque chose me poursuivait

Quelque chose ?

Ouais, » dit-il.

Un ange passe.

Ce silence me permet de faire le point sur tout ce qui vient de m'arriver. C'est sûr qu'il est la personne la plus belle (mec comme nana) que jai jamais vue de ma vie. Mais ce qui nest toujours pas clair, c'est la manière dont il s'est blessé et pourquoi cette substance verte s'écoule de ses flancs.

Mais mes pensées sont vite distraites par l'odeur merveilleuse de sexe et de sperme émanant de Nemrod.

Nemrod. Quel nom. Un nom biblique évoquant des rôles plus que masculins, comme un chef, un prédateur, ou un commandant.

Je jette un coup d'œil à la goutte de sperme qui est en train de sécher sur sa chemise et il me faut toute la volonté du monde pour ne pas la lécher. Je veux un peu de cette petite graine masculine en moi.

« Donc si j'ai bien tout suivi, dis-je, tout ce dont tu te rappelles, c'est que tu t'appelles Nemrod et que quelque chose te poursuivait ? »

Il hoche la tête.

Je demande alors : « Serait-ce Paimon ? »

Il hoche de nouveau la tête : « Peut-être. »

Il me regarde fixement.

Je suis hypnotisé par ses yeux bruns.

Il murmure enfin : « Merci. »

Puis, de manière totalement inattendue, il sapproche.

Il noue ses deux bras dans mon dos et m'attire à lui.

La chaleur de sa peau sur la mienne m'électrise l'échine.

Mon cœur battant à tout rompre, je me demande ce qu'il va faire.

Il saisit alors mon visage entre ses deux mains et me donne le meilleur baiser que jaie jamais eu. Ses lèvres délicates mais passionnées se pressent doucement contre les miennes.

Je ferme les yeux et m'émerveille de cette sensation.

Puis sa langue s'enroule langoureusement autour de la mienne, et je fais de même.

C'est comme si on s'accouplait ou se reproduisait, à travers cet échange de salive et de plaisir.

Ses cheveux délicats balaient mon front, à le chatouiller. Prenant exemple sur lui, je prends son visage et l'attire plus près de moi encore.

On sembrasse pendant une éternité, à ce qu'il me semble, jouissant l'un de l'autre.

Bien trop tôt, il s'écarte.

Ses yeux endormis luisent d'une étincelle de rêve.

Il paraît détendu, calme, serein.

Sa beauté m’époustoufle

« Ouah… » je souffle, étourdi par la passion et l'intensité de son baiser.

J’ai l'impression de vivre un rêve devenu réalité. Je n'ai pas même espéré le toucher cette nuit, et encore moins l'embrasser.

Le plus beau dans tout ça est que Nemrod est également gay, mais pas comme une de ces divas efféminées. Cest un vrai mâle viril qui par bonheur aime aussi les queues. Pourtant il reste un homme, plus encore que n'importe quel hétéro que j'ai pu connaître.

D'une voix enrouée, il me demande : « Tu es à Montréal depuis longtemps ? »

— Juste depuis quelques semaines, réponds-je.

Oh, dit-il, un rictus aux lèvres. BienvenueBienvenue à Montréal. »

Et je me dis : « Quel accueil ! »

Il fait ensuite une autre chose toute aussi perturbante.

Il prélève un peu du sperme semi-liquide sur mon torse, me retourne, retire mon pantalon et pénètre avec force son doigt couvert de sperme dans mon anus.

Je sens cette liqueur pâteuse lubrifier mon rectum tandis qu'il enfonce son index.

Je lâche un gémissement de surprise, mais aussi de plaisir.

« Tu es mien désormais, déclare-t-il. Je t'ai marqué. Tu es à moi à présent.

— Je suis tien désormais, » je répète, comprenant à peine ce que cela signifie, mais bandant comme jamais. Cest vraiment excitant de penser que je suis à lui.

D'une voix ferme il répète : « Tu m'appartiens.

— Je t'appartiens, » dis-je, presque en transe.

Sa voix très hypnotique me fait désirer tout ce qu'il m'ordonne. Il me donne envie de le suivre jusqu'au bout de la Terre et au-delà.

Je trouve ça très mâle alpha et masculin, de prendre son propre sperme et de l'enfoncer en moi pour marquer son territoire et me réclamer comme sien.

Tout ce que je veux, cest être à lui. Appartenir à Nemrod.

Il se penche et me flaire.

Cela m'interpelle dans un premier temps, mais je m'aperçois que me flairer est également une manière de me posséder.

Et ainsi, je me penche et le renifle aussi.

Il a une odeur merveilleuse. Ce parfum citronné et épicé me hantera pour le restant de mes jours.

Observant les bandages sur ses flancs, il passe doucement sa main sur ma joue. « Tu as bien pris soin de moi. Tu es mon compagnon désormais. »

Puis il m'embrasse doucement les lèvres.

Je n'ai aucune idée de ce qu'il veut dire, mais je deviendrai sans hésiter son compagnon.

Enfin quand même, je devrais peut-être y réfléchir un peu. De manière un peu absurde, je me demande subitement sil veut faire des enfants avec moi? Et si oui, comment serait-ce biologiquement possible ?

Tout ceci est un peu étrange, mais réveille aussi quelque chose de très primaire et instinctif en moi. La partie animale de mon cerveau. Je veux qu'il me fasse l'amour. Je veux quon baise comme des lapins.

Mon pénis se raidit plus douloureusement encore. Du liquide séminal recommence à en jaillir.

Puis il se remet à me renifler, son nez caresse mes joues. Des sentiments merveilleux m'inondent. J'ai l'impression de flotter sur un nuage, d'être délicieusement égaré.

Soudain, une griffure vient interrompre notre moment d'intimité.

Une paire de pattes gratte à la fenêtre de ma chambre à coucher.

Alarmé, je me lève.

Nemrod laisse échapper un grognement « Recule. C'est dangereux. »

Je lève les yeux, essayant désespérément d'apercevoir quel animal pouvait gratter à ma fenêtre.

Ce que je vois enfin me glace le sang.

C'est un jaguar.

Pas un chien ou un chat ou même un loup sauvage.

Un véritable jaguar jaune avec deux yeux énormes, une gueule pleine de crocs acérés, un corps agile et athlétique.

Ses pattes grattent toujours à ma fenêtre.

Soudain, une rafale de vent ouvre mes rideaux en grand et la lumière de la lune traverse la pièce.

Nemrod se lève, me dominant de toute sa hauteur.

Je réalise alors qu'il est bien plus grand que les un mètre quatre-vingt-dix que je m'étais imaginé.

Il lâche un grognement bas, qui n'a rien d'humain. Le bruit vient directement de sa gorge.

La pleine lune l'illumine et ce que je vois ensuite restera gravé à tout jamais dans ma mémoire.

Nemrod, le bel étalon qui avait fait de moi son compagnon, se transforme en loup sous mes propres yeux.

Ses membres deviennent des jambes de loup, ses mains et ses pieds se transforment en pattes. Son corps s'étire jusqu'à ce qu'il atterrisse à quatre pattes sur le sol.

Sa bouche se mue en une gueule d'animal, et ses yeux se transforment en des prunelles noires de loup sauvage.

Une queue de loup pousse enfin derrière lui.

Son corps élancé est désormais souple, mince, musclé. Sa fourrure est faite d'un poil gris, épais et brillant.

Nemrod, sous sa forme de loup-garou, a tout gardé de sa férocité guerrière et athlétique, qui émanait déjà de lui sous sa forme humaine.

Il se tourne vers moi et agite une patte, comme pour m'avertir de m'éloigner du carnage à venir.

Puis il pousse un hurlement féroce qui me fait trembler.

Mes poils se hérissent tandis qu'il hurle à nouveau.

Le jaguar rugit en retour.

Pendant un instant, les deux animaux sauvages restent campés sur leurs positions, aucun ne voulant céder du terrain à l'autre.

Puis, avant même de réaliser ce qui est en train de se passer, je vois Nemrod se dresser sur ses pattes arrières et bondir sur la fenêtre, qui se brise en mille morceaux.

Le cœur battant, les yeux grands ouverts, je le regarde lutter contre le jaguar.

Les deux animaux sauvages s'affrontent, chacun donnant des coups à l'autre puis esquivant si nécessaire.

Dans un concert de rugissements tonitruants, les deux continuent à en découdre.

La sueur ruisselle sur mon front alors que j'observe la scène avec impuissance.

Nemrod s'est-il réellement transformé en loup-garou devant mes propres yeux ?

Est-il vraiment en train de se battre contre un jaguar ?

Des émotions contradictoires massaillent. L'excitation de la bataille. Mon inquiétude pour Nemrod. Le frisson de voir mon homme se battre pour me protéger.

Le voir se battre comme un mâle alpha (et même un loup alpha) m'excite.

Il y a quelque chose de très sensuel, basique et primal à voir mon mâle alpha lutter pour défendre mon honneur et ma sécurité.

Le combat est relativement équilibré, jusqu'au moment où le jaguar parvient à mettre mon compagnon à terre, ses pattes plaquées sur la gorge de Nemrod.

Je cherche désespérément quelque chose pour assommer le jaguar, mais cest finalement inutile. Nemrod s'échappe de la prise du jaguar puis, d'un coup habile, projette le félin par-dessus bord.

Un gémissement siffle dans l'air tandis que le félin dégringole quelques mètres plus bas. Nous ne sommes pas à un étage assez élevé pour qu'il ait pu mourir de sa chute, mais il est probablement blessé.

Toujours alarmé, je verrouille la porte de chez moi et sors sur mon balcon.

Je vois alors Nemrod reprendre peu à peu forme humaine.

Je me précipite vers lui. « Nemrod ! Ça va ? »

Il gît étendu sur le sol.

Je me mets à genoux et prends sa tête sur mes genoux.

Hormis une petite blessure sur son torse, il a lair d’aller bien.

« Ouais, dit-il, essoufflé.

— C'était qui ? je demande. 

Un ennemi, » répond-il.

J'examine son beau visage. Ses yeux ont repris leur belle couleur noisette, à présent qu'il est redevenu humain.

« Quest-ce que tu veux dire ?

Tyler le jaguar me pourchasse. Celui qu'on a fait tomber de l'immeuble était un de ses sbires. Je me bats pour devenir chef d'une meute unie de loups-garous et de jaguars-garous. »

Voilà qui explique le tatouage du jaguar et du loup sur son avant-bras.

« Navré de t'impliquer là-dedans, me dit-il. Je suis en plein conflit politique. Je te mets en danger.

Je suis ton compagnon maintenant, réponds-je avec détermination. Que tu le veuilles ou non, ça me concerne. »

Je veux juste faire partie de la vie de quelqu'un. Et je veux vraiment faire partie de sa vie à lui. Devenir sien signifie que ses batailles sont désormais mes batailles aussi.

Il sourit ; sa beauté m'aveugle.

Je poursuis : « Et puis, un peu de danger, ça peut être excitant. »

C'est vrai. Avant son arrivée, ma vie était assez ennuyeuse.

Il incarne le danger. L'excitation. La passion. Le sexe. L'amour.

Il porte une main à ma joue, l'air heureux.

Je demande : « Depuis combien de temps es-tu un métamorphe ?

Cinq ans, répond-il. J'ai été mordu par un loup-garou une nuit, alors que je marchais au Parc Lafontaine. »

Tu peux devenir un loup puis reprendre forme humaine nimporte quand ? je lui demande. »

Il hoche la tête : « En général. »

Il empoigne son torse et recommence à tousser.

Inquiet, je déclare : « Je vais panser tes blessures, Nemrod. »

Comme tu as pansé mes blessures sentimentales, me dis-je, sans oser lui dire à voix haute.


***


Après ce combat sauvage, je mets Nemrod au calme.

Je soigne sa blessure mineure, puis me tiens à côté du lit et le regarde se reposer.

Un tourbillon de pensées contradictoires envahit mon esprit. D'une, je n'arrive toujours pas bien à croire qu'il est un métamorphe. Dautre part, il m'a fait de lui son compagnon, mais je ne sais pas ce que cela veut vraiment dire. Je sais qu'il doit lutter pour finir chef d'une meute unifiée, mais quelles seront les conséquences sur moi, sur nous ? Comment pouvons-nous même être ensemble avec cette autre vie qu'il a, cette vie surnaturelle ?

Toujours autant de questions sans aucune réponse, hélas…

Mais une chose est sûre. Peu importe qui il est, ou ce qui va se passer : j’ai été marqué, fait, possédé par lui.

Bien sûr, j'ai eu le choix et jai choisi de lui appartenir. Je voulais devenir sien.

Après des années de frustration avec tous ces gays capricieux et obsédés que jai rencontrés en ligne, il est bon de trouver enfin un bel étalon, un vrai.

Après tout, il m'a déjà marqué en enfonçant sa semence dans mon rectum et mon anus. Et j'ai aimé ça. Que demander de plus ?

J'étouffe un bâillement et m'allonge près de lui.

Pour être honnête, je me fiche de savoir quelle est son identité réelle, qui en a après lui, ou dans quelles magouilles il peut être impliqué.

Tout ce qui mimporte, cest qu'il m'apprécie, qu'il m'aime.

Ça me suffit amplement.

Cette nuit-là, allongé sur son torse nu, j’écoute le rythme régulier de sa respiration et des battements de son cœur ; je respire la fragrance musquée et citronnée de mon merveilleux compagnon, et je rêve de mon avenir à ses côtés, qui sera forcément rayonnant, magnifique


***


Le jour suivant, je me réveille seul dans mon lit.

Je me lève et inspecte l'appartementpour finalement découvrir que Nemrod est parti.

Abasourdi et dévasté, je commence à penser que tout ceci n’était qu'un rêve, ou que jai halluciné. Mais je le savais. Quelqu'un comme moi est prédestiné à rester seul toute sa vie. Avoir un compagnon ne deviendra jamais une réalité pour moi. Il faut bien que je me rende à l'évidence. Je vais finir seul, un point c'est tout. Les choses sont ainsi faites : je dois juste regarder la vérité en face

Je reviens dans ma chambre.

Une odeur de citron épicé embaume subtilement la pièce. L'odeur de Nemrod.

« Attends voir… » me dis-je. « Tout ceci n'était peut-être pas un rêve après tout. »

Je balaie le lit du regard et découvre quelque chose sur l'oreiller.

C'est une note.

Je la prends et la lis :


Julien,


Tu as fait preuve de bonté en prenant soin de moi, mais rester à tes côtés te mettrait en danger. S'il t'arrivait quoique ce soit, je ne me le pardonnerais jamais. Je vais donc partir un temps, pour ton bien. N'essaie pas de me retrouver. C'est trop risqué. Je suis en plein conflit politique pour devenir chef du clan, et tout ceci est dangereux. Mais si je réussis, je reviendrais te chercher.


À toi pour toujours,


Nemrod.


« Non ! » me dis-je avec horreur.

Le baiser de Nemrod la nuit passée m’a sauvé d'une vie sans passion. Il a rallumé une flamme qui sommeillait en moi depuis si longtemps. Il ma fait me sentir vivant, et je suis prêt à tout pour revivre ça.

Où est-il allé ?

Je ne veux pas lattendre ici comme une demoiselle en détresse. Je veux soutenir mon homme. Et je nattendrai pas qu'il devienne chef.

Je vais le retrouver.

Mais où ? Je n’ai pas la moindre idée d'où il a pu aller.

Peut-être devrais-je renoncer.

Après tout, je risque dy laisser des plumes


***


Un peu plus tard ce jour-là, je suis allé travailler à l'hôpital de Montréal, mais au lieu de me concentrer sur mes patients, je nai pu penser à rien d'autre quau baiser incroyable de Nemrod, et à la manière dont il a enfoncé son sperme dans mon anus afin de marquer son territoire

Cela, et naturellement, le fait que mon compagnon était un loup-garou au beau milieu d'une guerre faisant rage pour devenir chef de meute.

Ces pensées m'enflammaient et ravivaient d'autant plus mon désir.

Mais où est-il allé ? Est-ce quil va bien ?

Il a dit qu'il devait partir pour ne pas me mettre en danger. C'était touchant de sa part, mais déprimant pour moi.

Il me manque tellement ! Ne pas l'avoir à mes côtés me donne l'impression d'être poignardé sans arrêt par des milliers de coups de couteau dans le cœur.

Ma collègue Marie, une blonde plantureuse de vingt-deux ans, aux yeux bleus, venant de terminer son école d'infirmière, me tape sur l'épaule.

« Julien, me dit-elle avec son accent français adorable. L'infirmière en chef veut que tu ailles à la chambre 639. Un patient a besoin d'une injection de morphine. »

Distrait, je prends l'ascenseur jusqu'à la chambre 639, ramasse une aiguille stérile sur la table et examine le patient.

Un beau blond est allongé sur le lit, vêtu d’une robe bleue d'hôpital. Il a des morsures et des contusions partout sur les bras et les jambes.

Mais je remarque soudain un détail très intéressant : il a un tatouage de jaguar dressé sur deux pattes, sur son avant-bras droit. Il est identique à celui de Nemrod, au détail près que celui du patient montre seulement le jaguar, tandis que celui de Nemrod a un jaguar et un loup.

Je me tiens sur mes gardes.

Le patient somnole ; je prends discrètement son dossier médical et le parcours rapidement.

Sam Stanton, 27 ans. Trouvé dans la rue. Blessures superficielles, mais suspecté d'avoir fait une chute d’un étage. N'a pas confirmé les faits.

Avec un frisson dhorreur, je réalise que ce beau blond est le jaguar que Nemrod a éjecté du balcon. Cest le jaguar-garou qui a repris forme humaine.

Je jette un coup d’œil à la seringue et l'échange pour une autre remplie de chlorure de potassium, une substance utilisée pour les euthanasies. Trop de chlorure de potassium dans le système et le corps s'arrête.

J'ai enfin une idée.

Je vais forcer ce type à me dire où je peux trouver Nemrod.

Bouillant de colère pour celui qui a attaqué mon compagnon, je saisis un verre d'eau de sa table de chevet et le jette à son visage.

Le patient se réveille en postillonnant.

Je m'approche de lui et déclare d'une voix ferme et douce : « Écoute-moi bien, l'ami. Tu as le choix. Ou tu me dis où Nemrod est allé, ou je te poignarde avec cette seringue remplie de chlorure de potassium. Pour ton information, on se sert de ça pour les suicides médicalement assistés. »

Je lis l'épouvante sur son visage, et je sais que jai gagné.

Il déglutit difficilement et dit : « Nemrod traîne habituellement dans sa tanière, la caverne d'alpha. Elle est dans le Parc Jarry. »

Je souris, repose l'aiguille et donne un coup de poing au visage de Stanton.

Il retombe dans les vapes.

Je suis un petit salopard, pas vrai ? Vous voyez ? Moi aussi je peux être un dur à cuire quand il est question de mon homme. Quiconque cherche des emmerdes à mon homme aura affaire à moi.

Je regarde par la fenêtre ; la lumière du soleil hivernal décline déjà sur Montréal. L'hôpital surplombe un beau parc ponctué de rires d'enfants et de promeneurs enlacés.

Observant les amoureux marcher main dans la main, je prends une décision.

L'amour, c'est soutenir inconditionnellement celui qu'on aime.

J'irai donc voir Nemrod et je l'aiderai à gagner sa guerre de clan.

Et je me dis à moi-même : « J’arrive, Nemrod. »


***


***


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